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Salif Keita
Un titre d’album qui n’est pas sans rappeler son statut d’Africain albinos.
Voix d’exception et ambassadeur de la musique malienne depuis plus de 50 ans, avec cet ultime album, il invite le monde à célébrer la Différence.
Des apparitions rares ces dernières années amplifient notre plaisir de le recevoir à Orléans. Salif don’t go !

Salif Keita est né en 1949 à Djoliba au Mali. Il souffre d’albinisme dans une région où les albinos sont mal vus en raison des pouvoirs maléfiques qui leur sont attribués. Après ses études, il rêve de devenir instituteur mais il est recalé à cause de sa mauvaise vue. Il décide alors de devenir chanteur ce qui va créer un scandale dans sa famille. Traditionnellement, la musique est réservée à la caste des griots, et les Keita sont une famille de princes. Il est rejeté par sa famille et part à Bamako en 1968. Il intègre le groupe du saxophoniste Tidiani Koné, le Rail Band de Bamako, qui joue tous les soirs au buffet-hôtel de la gare à Bamako, et obtient d’importants succès avec son répertoire composé d’airs traditionnels interprétés de façon moderne. En 1973, il rejoint un autre groupe, Les Ambassadeurs qui joue d’abord au motel de Bamako, puis il s’installe à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En 1978, il y enregistre son premier album Mandjou dans lequel il rend hommage au président Guinéen Ahmed Sékou Touré et au peuple mandingue. Autant de formations musicales exceptionnelles qui ont permis à Salif Keïta de gravir les marches raides de la célébrité mondiale et dont les noms évoquent quête, mobilité et voyage. Ils expriment aussi le désir ardent qui a animé très tôt Salif Keïta, le « blanc » à l’âme profondément négro-africaine, de s’éloigner d’une société qui lui refusait ses droits d’homme à part entière. Les noms de ces groupes traduisent aussi, comble du paradoxe, la fierté sans compromis de l’artiste, d’appartenir à ce Mali mythique et à son Mandé natal, terres dont il s’est chargé d’illustrer les belles valeurs d’humanisme aux quatre coins du monde. En quarante ans de carrière et depuis le délicieux et intemporel Mandjou (1978), que de merveilleux joyaux ciselés par cet orfèvre des mots : Soro (1987), Amen (1991), Folon (1995), Papa (1998), Moffou (2002), La Différence (2009) et Talé (2012) ! Tant de fructueuses collaborations internationales également : Joe Zawinul, Steve Hillage, Jean-Philippe Rykiel, Carlos Santana, Cesaria Evora, Wayne Shorter, Ibrahim Maalouf, Vernon Reid/Living Colour, Philippe Cohen Solal, et naturellement, Esperanza Spalding. C’est aussi bon nombre de ses tubes remixés et popularisés de plus belle par des DJ réputés, comme Funk Mob, Frédéric Galliano, Martin Solveig, et Luciano. Et tant d’honneurs, de distinctions nationales et de prix engrangés au fil des décennies de tournées aux quatre coins du monde, ont scellé la réputation de celui qu’on appelle la Voix d’or de l’Afrique, le patriarche indisputé et l’ambassadeur de la musique africaine. S’apprêtant à marquer ses cinquante années de carrière musicale et presque septuagénaire, et comme pour ralentir la vapeur, Salif Keita compte désormais étaler sa natte sous les manguiers des berges du fleuve Niger, et s’adonner à de longues parties de dames. L’album Un autre Blanc, présenté comme le dernier, propose dix nouveaux titres et prolonge la lutte de Salif Keita pour les droits des albinos. Il proteste contre les enlèvements et les meurtres d’albinos dans de nombreux pays africains. Il dénonce les féticheurs et les charlatans qui véhiculent et perpétuent mensonges et superstitions pour s’enrichir, en entraînant souvent dans leurs entreprises criminelles des membres de la famille des victimes eux-mêmes.

écouter Salif Keita