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JazzOrJazz - Programme
Dhafer Youssef
Connu pour l’éminente virtuosité de sa voix qui atteint des sommets d’émotion lors d’envolées mélodiques poignantes,
le compositeur tunisien, nourri de la culture soufie et véritable maître de l’oud, développe une identité stylistique inimitable et passionnante.
À ses côtés, le gratin des musiciens des quatre coins du monde n’est certainement pas de trop !

Né en 1967 à Teboulba, Dhafer Youssef vient d’une famille modeste originaire de ce village de pêcheurs du centre-est tunisien. Il est issu d’une longue lignée de muezzins. La maîtrise de la performance vocale est pour lui un héritage, qu’il enrichit par la pratique de l’oud puis de la basse électrique. Dès son plus jeune âge, son grand-père l’initie au récital coranique. Titillé par la beauté de la voix de l’enfant, le muezzin du quartier l’encourage à enregistrer un appel à la prière sur une cassette pour la mosquée du village. Une vocation est née. Ce fut sa première rencontre avec des auditeurs, une expérience marquante dont il se souviendra à jamais, même après des albums studio et des centaines de performances données aux quatre coins du monde. Quand à dix-neuf ans Dhafer Youssef découvre la musique indienne à Vienne, où il étudie la musique classique, l’initiation fait l’effet d’un émerveillement et d’une révélation. Les sonorités hindoues touchent au cœur de l’âme musicale de l’artiste. Neuf albums plus tard, le musicien voyageur qui a contribué à introduire l’oud dans le jazz, assouvit son rêve de musique indienne et invite, dans un premier temps, le célèbre percussionniste Zakir Hussain à partager quelques scènes françaises en duo. La symbiose est au rendez-vous mais il manque une couleur : un instrument à vent. Dhafer Youssef convoque alors une autre “âme sœur” : le clarinettiste turc Hüsnü Şenlendirici. Le trio esquisse en concert la matière première du douze titres Sounds of Mirrors. L’enregistrement débute à Bombay, puis se poursuit à Istanbul où Eivind Aarset, l’aérien guitariste jazz en provenance de Norvège, rejoint l’aventure inédite. Car le disque qui, à l’origine, était un hommage à Zakir Hussain et au tabla (instrument de musique à percussion de l’Inde du Nord), prend alors une direction inattendue. « J’ai senti que, partant d’un socle culturel indien, nous pouvions aller vers un propos plus universel… Cet enregistrement m’a fait l’effet d’une ode à l’amitié et à la fraternité. Quand nous jouions ensemble, j’avais la nette sensation que des âmes sœurs se reflétaient. D’où le titre de l’album : Sounds of Mirrors, raconte Dhafer. Œuvre de la maturité musicale, la voix se met en retrait au bénéfice d’une musique qui se déploie, épanouie. Emergent alors toutes les finesses de la composition et le talent du soliste. Une aubaine pour l’auditeur qui assiste ainsi, au fil du renouvellement permanent de Dhafer Youssef, à de nouvelles rencontres comme autant de couleurs musicales jamais imaginées. Infatigable explorateur, il s’affirme comme l’un des musiciens les plus innovants de la dernière décennie.

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